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  • Photo du rédacteurSylvain Tornare

Quel avenir pour le Salon International de l'Automobile de Genève (GIMS) ?

Le Salon International de l'Automobile de Genève aurait dû avoir lieu fin février. Or, il a été annulé pour la troisième année consécutive en raison de la situation sanitaire.

Qu'est-ce que cela signifie pour l'avenir de l'événement de la cité de Calvin ?

Carequest Courtier automobile Suisse, Geneva International Motor Show (GIMS)

Le Geneva International Motor Show (GIMS) est l'un des principaux salons automobiles au niveau mondial. Il bénéficie d'une excellente réputation et est régulièrement choisi par les constructeurs pour des premières mondiales. Sa position dans un pays sans grosse industrie automobile lui est également favorable.


Bien qu'il n'y aura pas de salon de Genève en 2022, les organisateurs ont d'ores et déjà annoncé l'édition 2023. Cela paraît prometteur quant au futur de l'événement. Toutefois, le comité doit se battre contre de nombreuses difficultés au niveau du salon et des exposants rendant l'avenir de la manifestation incertain...



Salon

Tendances

Deux tendances principales touchent les salons automobiles :

  • La première concerne la transition écologique. Les mouvements actuels poussent à l'utilisation des transports en commun et à la réduction du trafic automobile. La passion pour les voitures semble à la baisse. Cela se reflète dans les décisions politiques ayant pour but de rendre l'automobilisme plus onéreux et de développer d'autres infrastructures de transport. De ce point de vue-là, les salons automobiles paraissent appartenir au passé.

  • La seconde concerne l'avenir des foires. La pandémie a prouvé que de nombreuses choses peuvent être faite de manière virtuelle. Néanmoins, elle a également montré les ravages du manque d'interactions sociales. De plus, l'expérience vécue lors d'un événement ne peut pas être totalement remplacée virtuellement. Les foires semblent donc avoir un avenir autre que purement virtuel.


Concurrence

Le GIMS souffre de la concurrence d'autres salons et d'événements de types différents :

  • Les salons comparables au GIMS sont nombreux. Les budgets marketing des constructeurs étant à la baisse, les salons sont évidemment mis en concurrence. De ce fait, certains marchés grandissants, tels que les pays asiatiques, sont parfois favorisés en raison du potentiel meilleur retour sur investissement. Toutefois, le GIMS bénéficie d'une excellente réputation auprès des constructeurs haut de gamme et pourrait ainsi tirer son épingle du jeu.

  • Récemment les constructeurs automobiles ont commencé à participer à des événements qui, par le passé, étaient réservés à d'autres industries. C'est notamment le cas des foires technologiques ou des jeux vidéos. Aussi, les producteurs misent aujourd'hui sur d'autres canaux tels que les réseaux sociaux. Les coûts d'opportunité de la participation à un salon automobiles ont de ce fait augmenté en raison du nombre grandissant d'alternatives.


Public changeant

Ces dernières années, les salons automobiles ont vu leur nombre de visiteurs diminuer. Les jeunes générations semblent être moins passionnées d'automobile que ce ne fut le cas par le passé. De ce fait, le GIMS doit trouver des solutions afin d'agrandir son public cible tout en évitant de perdre son identité. L'IAA de Francfort a par exemple pris des mesures radicales en se déplaçant à Munich et en transitionnant de l'automobile à la mobilité en général. Le succès du concept reste à prouver.


Finances

Ce n'est pas un secret que la branche de l'événementiel et donc les salons automobiles sont en difficultés financières. La diminution du nombre de visiteurs ajoutée aux réductions de budget des constructeurs se répercutent naturellement négativement sur les foires du genre. De plus la pandémie des deux dernières années n'a fait que renforcer ces tendances. Bien que le salon de Genève ait bonne presse, il n'est pas une exception et pourrait, sans le soutien d'investisseurs, disparaître.



Exposants

Budget

Comme mentionné plus haut, le budget des exposants est soumis à de nouvelles contraintes. Les coûts de la présence à un salon automobiles se chiffrent en millions de francs qui ne sont plus compensés par les ventes réalisées durant l'événement. La nécessité de ce centre de coûts est logiquement remise en question.


Alternatives

Les alternatives aux salons automobiles sont aujourd'hui nombreuses. Les constructeurs ont bien compris qu'ils devaient élargir leur spectre marketing et le format d'événements auxquels ils participent. Ainsi, des nouveautés telles que les magasins éphémères, les Road Shows ou les influenceurs ont gagné en popularité.


Bien que l'expérience en ligne ne soit pas toujours comparable à une expérience réelle, elle est parfois suffisante. Durant la crise du COVID, les constructeurs ont été forcés de présenter leurs nouveaux modèles en comité réduit, voire totalement en ligne. Les résultats ayant été concluants ou ayant permis de mieux cibler le public, il n'est pas impossible que ce procédé reste en vigueur pour certaines premières mondiales à venir. De plus, cette approche tend à être meilleur marché.


Pénurie

L'industrie automobile, comme d'autres, est frappée par des pénuries de pièces et composantes. Les constructeurs ont donc des difficultés à sortir de nouveaux modèles. Sans nouveautés ou dans l'incapacité d'effectuer des livraisons, il n'est pas intéressant de participer aux salons automobiles. Ce problème semble d'ailleurs être l'une des raisons derrière l'annulation du GIMS 2022.



Conclusion

En résumé, les salons automobiles comme nous les connaissons depuis plus d'un siècle pourraient disparaître relativement rapidement. Même s'il est moins touché par certaines tendances en raison de sa forte côte parmi les producteurs de voitures haut de gamme, le salon de Genève devra se réinventer (du moins partiellement) et s'adapter au monde moderne afin de convaincre de nouveaux groupes de visiteurs.


Il faut aussi dire que ces événements attirent énormément de monde. Dans le cas du GIMS, ce sont près de 600'000 personnes qui se déplacent à Genève. L'absence d'une telle manifestation ne crée donc pas seulement un manque à gagner au niveau du salon, mais se répercute également sur l'économie de toute la région. Dans le cas de Genève, on parle de retombées économiques de l'ordre de 200 millions de francs. La portée des salons étant très large, les villes et gouvernements régionaux ont tout intérêt à soutenir ces manifestations.


En l'absence de salon automobiles et de voitures disponibles sur le marché, il peut être difficile de trouver un véhicule adapté à vos besoins. Chez Carequest, nous trouvons la voiture de vos rêves rapidement et simplement.


 

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